Désherber son trottoir, protéger ses plantations, garder un jardin «propre » … Pendant longtemps, les pesticides ont semblé être la solution la plus simple et la plus rapide. Pourtant, derrière leur efficacité se cachent des impacts bien réels sur notre santé, sur la qualité de l’eau et sur l’ensemble du vivant.
Aujourd’hui, s’en passer n’est plus seulement une obligation réglementaire : c’est un choix responsable et accessible à tous. Car entre prévention, aménagement intelligent du jardin et outils adaptés, il existe de nombreuses alternatives efficaces et écologiques pour entretenir ses espaces extérieurs sans recourir aux produits phytopharmaceutiques.
Et si, plutôt que de lutter contre la nature, nous apprenions à jardiner avec elle ?
L’utilisation de produits phytopharmaceutiques (PPP) est fortement réglementée depuis de nombreuses années. A titre d’exemple, il est notamment interdit de pulvériser sur son trottoir depuis plus de 10 ans. Et pourtant, c’est une pratique que l’on peut encore voir ! Cette interdiction n’est pas anodine : ces substances représentent de réels dangers pour l’environnement et pour la santé humaine.
En ruisselant, les substances toxiques s’infiltrent dans les nappes souterraines et les eaux de surface, contribuant durablement à la pollution des milieux naturels. Elles ont également un impact sur la faune et sur la qualité du sol. L’exposition, même à faible dose, peut également être associée à diverses maladies. Face à ces enjeux, il devient essentiel de repenser nos pratiques. Cet article propose ainsi plusieurs pistes et alternatives concrètes pour se passer des PPP et entretenir les espaces extérieurs de manière plus respectueuse et responsable.
Le paillage (écorce, chanvre, miscanthus, broyat…) permet de couvrir le sol dans les parterres : il limite la pousse des adventices (les « mauvaises herbes »), garde l’humidité et favorise la vie du sol. Pour une efficacité optimale, il faut placer une couche de 8 à 10 cm. Il est préférable de privilégier un paillage organique car celui-ci apportera des nutriments au sol en se décomposant. Travailler avec le Vivant, voilà la solution !
Les plantes couvre-sol sont aussi de précieuses alliées : en occupant l’espace, elles réduisent l’entretien tout en offrant un refuge à de nombreux insectes. Vous pouvez opter pour des géraniums vivaces, de la pervenche, les pachysandra ou encore des heuchères.
Pour les pelouses, la tonte différenciée est une solution simple et bénéfique : elle consiste à ne pas tondre toute la surface et à laisser des zones refuges, qui servent d’abris à la petite faune. Ces zones sont simplement fauchées une fois par an, idéalement en septembre-octobre. Attention, une fois la zone entretenue, les déchets de fauche doivent être exportés pour éviter d’enrichir le sol ce qui pourrait provoquer l’apparition d’orties ou de ronces, l’année d’après.
A contrario, sur une pelouse “classique”, le mulching (herbe tondue finement hâchée par la tondeuse et redéposée sur le sol) est conseillé, car il nourrit naturellement le sol et limite les déchets de tonte. Enfin, accepter quelques pissenlits, trèfles ou orties dans le jardin est une bonne chose : ces plantes sont très utiles pour la biodiversité, notamment pour les pollinisateurs.
Même avec les bonnes pratiques préventives, il arrive que des adventices (les incomprises « mauvaises herbes ») apparaissent. Heureusement, il existe de nombreux outils pour désherber toutes sortes de surfaces, que ce soient des pavés, des dalles ou du gravier.
Selon le type de sol et l’entretien souhaité, on peut choisir : des binettes, des brosses ou des outils plus adaptés à des surfaces en gravier. Il existe aussi des matériaux de rejointoyage de qui empêchent naturellement les herbes de pousser, limitant ainsi le désherbage. Il vaut mieux une petite action mécanique contrôlée plutôt qu’une action chimique difficilement gérable.
Si vous rencontrez des difficultés pour vous passer de ces produits phytosanitaires, n’hésitez pas à vous rendre dans notre réseau de jardineries labellisées où le personnel pourra vous guider vers l’outil le plus efficace et respectueux de l’environnement. Par le label délivré par Adalia 2.0, ces jardineries s’engagent dans une démarche sans produits phytosanitaires. Elles regorgent de bons conseils, d’astuces et d’outils adéquats pour vous aider à gérer votre extérieur sans nuire à l’environnement.